Honoré par sa première convocation en équipe de France pour la double confrontation contre la Lituanie (28 mars et 1er avril). André-Pierre Gignac, l'attaquant de Toulouse, sait que le plus dur commence maintenant.
André-Pierre Gignac, quelle est votre première réaction suite à votre convocation en équipe de France pour la double confrontation contre la Lituanie ?
Je suis très fier et très honoré d'avoir été sélectionné. C'est une grande satisfaction. Représenter son pays est quelque chose de fort.
Même si on parlait de plus en plus de votre présence en équipe de France. Cette convocation reste-t-elle une surprise pour vous ?
Pour le match amical contre l'Argentine, je n'avais pas été appelé, même si je n'attendais rien de cette sélection. Aujourd'hui, je suis convoqué pour les matchs éliminatoires de la Coupe du monde. Donc oui, c'est surprenant.
Cette convocation, vous en rêviez depuis longtemps...
Oui, mais ce n'est pas une finalité. Le plus dur commence, donc il va falloir encore plus travailler. Pour l'instant, je vais d'abord penser au match contre le Paris Saint-Germain qui se profile dimanche.
Qu'est-ce que cela représente pour vous de porter le maillot bleu ?
C'est une énorme fierté. L'année dernière, c'était très difficile pour moi et ma famille. Cette année, le Téfécé est en bonne position au classement. J'ai marqué 17 buts depuis le début du championnat et je suis convoqué en équipe de France. C'est fabuleux.
Comment avez-vous appris la nouvelle ?
C'est Alain Casanova qui m'a appelé. J'étais super heureux, parce que j'ai des coéquipiers derrière moi qui font un sacré travail, et puis il y a notre coach qui m'a remis en selle.
Être convoqué contre la Lituanie, c'est aussi être appelé pour un match déterminant...
Travailler au quotidien avec de tels joueurs va me permettre d'acquérir de l'expérience. Si on fait appel à moi, je serais prêt. Je vais tout donner et je vais avoir un état d'esprit irréprochable durant cette semaine qui sera importante.
« Je sais d'où je viens »
Vous allez être attendu au tournant. Cela ne vous fait pas peur ?
Ma force est que je ne me pose pas de questions. C'est ce que je vais faire dimanche contre le Paris-Saint-Germain.
Il y a d'autres attaquants qui ont été appelé pour une première sélection comme Bafé Gomis ou Steve Savidan. Ils ont eu du mal à le digérer. Est-ce une expérience qui peut vous servir ?
Oui, cela va me servir. Depuis le début de saison, je prends beaucoup de recul, donc je vais en prendre aussi avec cette convocation parce l'année dernière, j'ai beaucoup souffert. Cette saison, j'ai dû travailler comme un forcené pour arriver où je suis. Je sais d'où je viens. Je sais que cette convocation ne me montera pas à la tête. C'est sûr et certain.
Cela faisait plus de vingt ans qu'il n'y avait pas eu plus deux toulousains appelés en même temps en équipe de France. Qu'est-ce que cela vous inspire ?
Je crois que c'est la première fois que Toulouse fait une saison comme celle-ci en Ligue 1. Donc, c'est aussi la récompense de tout un groupe. J'espère qu'il y en aura d'autres Toulousains qui seront appelés en équipe de France.
Avez-vous quelques amis dans cette équipe de France ?
J'ai quelques connaissances comme Rod Fanni, Jimmy Briand, Yoann Gourcuff. Mais cela va être intéressant de côtoyer des joueurs qui montrent de grandes choses en Ligue des Champions.
La présence de Cédric Carrasso dans le groupe devrait vous aider à vous intégrer...
Oui c'est vrai. Mais Cédric m'a dit qu'il avait été très bien accueilli. Donc je ne me fais pas de soucis.
Enfin, vous souvenez-vous quand vos coéquipiers vous appelez Raymond à Lorient ?
J'étais jeune, je n'avais pas beaucoup de matchs en Ligue 1 et le sélectionneur avait parlé de moi donc j'étais très honoré à ce moment-là.
(Avec Clément Lemaître)